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Living Labs universitaires contribuant à la Quintuple Hélice

Medialab UGR, Impronta Granada et son approche régionale

Résumé : Caractéristiques principales en bref

  • Les Living Labs universitaires comme espaces d’innovation ouverte et expérimentale reliant la science, la politique et la société
  • Approche territoriale par le biais de structures participatives à l’échelle des comtés à travers la province de Grenade
  • Intégration du modèle de la Quintuple Hélice (monde académique, gouvernement, entreprises, société civile et environnement)
  • Formats d’engagement basés sur la pratique, tels que des ateliers de cocréation, des laboratoires de politiques et des événements à l’interface science-politique
  • Coordonné par Medialab UGR dans le cadre de l’initiative « Impronta Granada » et du projet ENGAGEgreen

Description

Cet article explore le rôle des laboratoires citoyens universitaires en tant qu’espaces d’innovation sociale, de gouvernance collaborative et d’engagement inclusif. En s’appuyant sur le cas de Medialab UGR et de son initiative cadre Impronta Granada, l’étude analyse comment les universités publiques peuvent agir comme facilitatrices d’écosystèmes d’innovation régionale. Elle se concentre sur le déploiement de dix Living Labs connus sous le nom de Conseils de Comté de l’UGR, structurés autour des modèles de la Quadruple Hélice et de son évolution, la Quintuple Hélice. Ces laboratoires ont permis à plus de 230 participants issus du monde académique, du gouvernement, de la société civile et du secteur privé de concevoir conjointement des solutions durables et ancrées localement pour répondre aux défis régionaux. La méthodologie a impliqué un processus en quatre phases comprenant la formation, la cocréation et l’évaluation continue. Les résultats clés incluent l’élaboration de plans d’action ciblés et l’activation de dialogues science-politique ancrés dans les connaissances locales. L’étude souligne la valeur stratégique des universités en tant qu’acteurs politiques et épistémiques capables de jouer le rôle de médiateur entre la connaissance et la gouvernance régionale démocratique. Elle conclut par des leçons et des recommandations pour étendre ce modèle à travers l’Europe, en proposant une approche de l’innovation située, efficace et inclusive qui reconnaît l’environnement et la région comme des agents actifs.

Comment fonctionne ce format ?

Objectif principal et pertinence

Cette contribution vise à documenter une étude de cas méthodologique illustrant la mise en œuvre d’un écosystème de Living Labs dirigé par l’université et fondé sur le modèle de la Quintuple Hélice. Elle fournit un compte rendu détaillé de la façon dont les universités peuvent servir d’infrastructures de médiation entre le monde académique et l’administration publique, favorisant des interfaces science-politique qui répondent aux défis régionaux et environnementaux. Ce cas est pertinent pour les parties prenantes intéressées par la gouvernance participative, l’innovation territoriale et le développement régional.

Contexte

Medialab UGR, intégré au Vice-rectorat de l’Innovation Sociale, de l’Employabilité et de l’Entrepreneuriat, fait office de laboratoire d’innovation sociale de l’Université de Grenade. Grâce à son programme stratégique Impronta Granada, il a établi dix Conseils de Comté de l’UGR en tant que Living Labs thématiques à travers la province. Ces Conseils mettent en œuvre une structure en Quintuple Hélice, engageant divers acteurs régionaux dans l’identification, l’analyse et la résolution des défis spécifiques à la région. Ce modèle marque une transition du transfert de connaissances linéaire traditionnel vers une approche distribuée et systémique de l’innovation.

Figure 1. Aperçu du projet Impronta Granada ; Source : schéma élaboré par les auteurs.

Approche méthodologique La mise en œuvre a suivi une méthodologie en quatre phases : (1) recrutement interne et intégration des participants académiques ayant des liens territoriaux ; (2) élargissement pour inclure les décideurs politiques, les organisations de la société civile et les acteurs du monde des affaires ; (3) renforcement des capacités et ateliers de cocréation ; et (4) suivi et évaluation. Un système d’inscription participatif a réuni plus de 230 participants, segmentés par affiliation à une hélice, intérêt thématique et lien géographique. Les outils comprenaient des séminaires en ligne, des tables rondes thématiques, des analyses AFOM (SWOT) et des enquêtes. La méthodologie a priorisé la dimension relationnelle, la territorialité et la cocréation multi-acteurs.

Activités clés

  • Appel interne et intégration du personnel académique et administratif de l’UGR, coordonnés par Medialab UGR dans le cadre de l’initiative Impronta Granada
  • Identification des liens territoriaux par les participants (municipalité, comté, intérêt thématique)
  • Développement de dix Conseils de Comté de l’UGR répartis géographiquement
  • Séminaires de renforcement des capacités introduisant les méthodologies des Living Labs et de la Quintuple Hélice
  • Sessions de cocréation lors de la Ire Rencontre Impronta Granada (janvier 2025)
  • Tables rondes collaboratives et séminaires thématiques
  • Enquêtes d’évaluation et mesures d’impact

Résultats

  • Plus de 230 participants ont rejoint les Conseils, représentant toutes les hélices
  • Huit plans d’action cocréés et liés à des priorités spécifiques aux comtés
  • Plus de quinze activités publiques et internes menées à bien
  • Un intérêt significatif suscité lors de forums européens et internationaux
  • Capacité démontrée à déclencher des dialogues science-politique sur des enjeux locaux
  • Renforcement de la légitimité épistémique des connaissances non académiques
  • Mise en place d’un modèle de gouvernance hybride avec une coordination décentralisée

Leçons tirées

  • L’ancrage territorial des processus d’innovation renforce l’engagement et la légitimité
  • Les structures de gouvernance flexibles s’adaptent aux diverses dynamiques locales
  • Le soutien politique et institutionnel est essentiel pour la durabilité
  • Les formats hybrides (en ligne et hors ligne) démocratisent la participation
  • La cocréation est plus efficace lorsqu’elle est associée à une reconnaissance symbolique (certificats, récompenses)

Transférabilité

Le modèle Impronta Granada est extensible et adaptable à d’autres régions cherchant à établir des Living Labs régionaux dirigés par des universités. Il nécessite une infrastructure minimale, s’appuie sur des méthodologies open-source et bénéficie d’un alignement sur les cadres de l’UE tels que le Programme urbain (Urban Agenda), Horizon Europe et Erasmus+. Cette approche est particulièrement pertinente dans les territoires ruraux ou décentralisés cherchant à activer des écosystèmes de politiques publiques participatifs.

Lien avec la Quadruple/Quintuple Hélice Initialement conçus au sein de la Quadruple Hélice, les Conseils de Comté de l’UGR adoptent explicitement le modèle de la Quintuple Hélice en intégrant les dimensions environnementales et régionales en tant que cocréateurs de l’innovation. Cette extension redéfinit le rôle du lieu, en le reconnaissant à la fois comme un acteur épistémique et politique. La durabilité environnementale, la mémoire du paysage et les connaissances régionales façonnent les phases de définition de l’ordre du jour et de conception des solutions au sein des Labs.

Figure 2. Le modèle de la Quintuple Hélice ; Source : schéma élaboré par les auteurs

Figure 3. Répartition des participants de la Quadruple Hélice dans les Conseils de Comté de l’UGR ; Source : schéma élaboré par les auteurs

Défis

  • Asymétrie des attentes, des langages et des calendriers entre les chercheurs et l’administration publique
  • Manque d’incitations ou de reconnaissance institutionnelle pour le personnel académique s’engageant dans des initiatives axées sur les politiques
  • Besoin d’une médiation et d’une facilitation constantes pour éviter la fragmentation et garantir un dialogue productif
  • Déploiement à plus grande échelle des actions localisées tout en préservant la pertinence territoriale et la confiance des communautés

Tâches et ressources

Scientifiques

  • Identifier et traduire les défis locaux et régionaux en questions et cadres fondés sur la recherche
  • Participer aux processus de cocréation et aux ateliers aux côtés des décideurs politiques, de la société civile et d’autres parties prenantes
  • Apporter une expertise disciplinaire aux efforts de résolution de problèmes interdisciplinaires au sein du Living Lab
  • Agir en tant que facilitateurs de la prise de décision fondée sur des preuves, en intégrant les connaissances scientifiques dans le débat public
  • S’engager dans le développement et l’évaluation des méthodologies et des outils participatifs utilisés dans le Lab
  • Communiquer les résultats dans des formats accessibles aux publics non académiques, y compris les gouvernements locaux

Responsables de l’échange de connaissances et gestionnaires de recherche

  • Concevoir et coordonner la structure globale du Living Lab, en assurant l’alignement avec les objectifs institutionnels et territoriaux
  • Faciliter la communication et la collaboration entre les chercheurs, les décideurs politiques, la société civile et les entreprises
  • Jouer le rôle de médiateur pour concilier les attentes et les calendriers entre le monde académique et les administrations publiques afin de permettre une cocréation efficace
  • Gérer la logistique, la communication externe et la documentation des activités (par exemple, ateliers, laboratoires de politiques, réunions)
  • Suivre et évaluer l’impact des interactions science-politique, en contribuant à l’amélioration continue
  • Soutenir l’ancrage institutionnel et la viabilité à long terme des initiatives des Living Labs

Décideurs politiques

  • Présenter les défis politiques locaux et régionaux à relever de manière collaborative au sein du Living Lab
  • Participer activement aux sessions de coconception et aux ateliers aux côtés des scientifiques et des autres parties prenantes
  • Offrir des perspectives pratiques et réglementaires qui informent le développement de propositions réalistes et concrètes
  • Faciliter l’accès aux réseaux locaux, aux données et au soutien institutionnel pour la mise en œuvre d’initiatives pilotes
  • Agir en tant qu’utilisateurs finaux potentiels des résultats issus de la recherche, en aidant à traduire les connaissances cocréées en politiques publiques
  • Promouvoir l’adhésion politique et l’alignement institutionnel pour garantir l’adoption de solutions innovantes

Sources et lectures complémentaires

  • Carayannis, E. G., & Campbell, D. F. J. (2010). Triple Helix, Quadruple Helix and Quintuple Helix. IJSESD, 1(1), 41–69.
  • Romero-Frías, E., & Robinson-García, N. (2017). Social Labs in Universities. Comunicar, 51(2), 29–38.
  • Bergvall-Kåreborn, B., Ståhlbröst, A., Holst, M., & Mirijamdotter, A. (2015). A Milieu for Innovation – Defining Living Labs. ENoLL Summer School.

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Principales caractéristiques en bref

L’événement « Engaging Green Policy Decision Making » (Engager la prise de décision en matière de politiques vertes), organisé par l’équipe du projet ENGAGEgreen de l’Université Ca’ Foscari de Venise et sa section des anciens élèves (Alumni) de Bruxelles, et accueilli par Ca’ Veneto (siège de la région Vénétie à Bruxelles), a rassemblé des participants de la communauté des anciens élèves vivant et travaillant dans les capitales politiques d’Europe, susceptibles d’être impliqués dans des institutions d’élaboration de politiques ou d’autres entités similaires. Tenu parallèlement à la conférence de diffusion et des parties prenantes d’ENGAGEgreen, cet événement de réseautage informel a réuni des participants issus d’un vivier de contacts préexistant (les anciens élèves). Déjà familiers avec l’université et la région (autorité gouvernementale infranationale italienne), ils étaient plus enclins à y assister, ce qui leur offrait une occasion naturelle de renouer les uns avec les autres et d’explorer les thématiques du projet.

Le programme comprend un dialogue entre un modérateur et un chercheur impliqué dans le projet, au cours duquel le premier dirige la discussion en posant des questions sur le thème choisi et invite le public à faire de même.

Comment fonctionne ce format ?

Avant l’événement

Des réunions préliminaires entre l’équipe du projet et l’institution d’accueil sont organisées pour présenter l’initiative, partager la raison d’être de l’événement, et confirmer la date, l’heure ainsi que le personnel de soutien éventuellement disponible. Par conséquent, les organisateurs sont parvenus à un consensus sur la conception d’un événement qui allierait le formalisme d’une rencontre universitaire à la convivialité d’un moment de réflexion partagée. Compte tenu des emplois du temps chargés pendant les jours ouvrables, il a été organisé en dehors des heures de travail et s’est clôturé par un léger cocktail offert par l’institution d’accueil. Une ou plusieurs réunions avec les représentants des Alumni sont nécessaires pour s’accorder sur les thématiques, le ou les intervenants et la promotion de l’événement. Enfin, l’activité de communication : une publication d’événement sur LinkedIn par la section des Alumni de Bruxelles de Ca’ Foscari et une promotion assurée par les intervenants et les organisateurs.

Pendant l’événement

Tous les organisateurs se réunissent à l’avance pour finaliser la mise en place et le programme, et pour accueillir les participants. S’agissant d’un événement informel, aucune inscription n’est requise.

Après l’événement

L’université organisatrice envoie un message de remerciement aux co-hôtes, et un autre aux participants, les invitant à suivre les actualités du projet sur les réseaux sociaux et leur demandant de remplir un court questionnaire pour recueillir leurs impressions sur les différents aspects de l’événement.

Défis (et moyens de les relever)

Incertitude quant au nombre de participants et aux espaces nécessaires ; mesures d’atténuation : mettre en place un formulaire d’inscription avec une date limite, afin de connaître le nombre de participants potentiels au moins un jour à l’avance. Présence d’anciens élèves (Alumni) dans la région ; mesures d’atténuation : se renseigner au préalable sur la présence d’une communauté d’anciens élèves ; en l’absence de celle-ci, impliquer les anciens élèves d’autres universités partenaires présentes dans la région ou modifier le public cible en fonction du réseau des co-organisateurs sur place.

Tâches et ressources

Équipe du projet et institution d’accueil

Le personnel de l’université directement impliqué dans le projet se coordonne avec l’institution d’accueil pour identifier l’intervenant ou le modérateur le plus approprié sur le thème choisi, que ce soit au sein du milieu universitaire ou parmi les décideurs politiques et autres parties prenantes. Ils organisent des réunions régulières en ligne pour se coordonner sur les inscriptions, le personnel de soutien et les éventuelles infrastructures/services nécessaires (par ex., écran, microphone, matériel promotionnel à imprimer).

Intervenants

Modérateur : Rencontre en ligne les organisateurs et l’intervenant principal pour confirmer le programme et s’accorder sur les thématiques et les questions. Dans ce cas précis, le modérateur fait également partie de la communauté des anciens élèves, constituant ainsi un lien essentiel avec le public cible.

Professeur : Rencontre en ligne les organisateurs et l’intervenant principal pour définir les thématiques, en fonction de leur expertise et des participants. Ils décident du sujet et tentent d’identifier les principaux enjeux susceptibles d’intéresser les invités.

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Définition

Une session d’observation en situation de travail (shadowing) est une activité d’observation structurée au cours de laquelle un visiteur suit un professionnel dans son environnement de travail habituel afin de mieux comprendre ses responsabilités, ses méthodes de travail, ses outils et son contexte institutionnel. L’objectif principal est l’apprentissage mutuel et le transfert de connaissances entre le monde universitaire et la pratique, sans les contraintes formelles des stages ou des évaluations.

Objectifs

  • Favoriser la collaboration à long terme entre les universités et les acteurs du secteur public.

  • Aligner les programmes universitaires sur les besoins réels du secteur public.

  • Améliorer l’employabilité des diplômés en offrant un aperçu réaliste des rôles au sein de l’administration publique.

  • Faciliter l’échange mutuel de connaissances par l’observation et la consultation informelle.

  • Soutenir l’innovation publique en intégrant les connaissances académiques actualisées dans l’élaboration des politiques et les pratiques administratives.

Comment fonctionne ce format ?

Les sessions d’observation (shadowing) sont des visites structurées où des universitaires observent des experts de l’administration publique — tels que des analystes de données, des planificateurs ou des agents spécialisés — dans leur travail quotidien. Le but principal n’est pas l’évaluation, mais plutôt l’apprentissage mutuel. Les universitaires acquièrent une connaissance directe des tâches professionnelles, des outils, des flux de travail et des attentes. Ces connaissances peuvent ensuite éclairer l’élaboration des programmes d’études ou orienter la recherche appliquée et la collaboration sur des projets. Le concept des sessions d’observation peut également être envisagé dans le sens inverse, où des représentants de l’administration publique rendent visite à des universitaires axés sur la pratique ou à des chercheurs dans leurs laboratoires. Bien que les hauts responsables politiques n’aient pas toujours la disponibilité nécessaire pour être observés en raison de leur emploi du temps, les professionnels de niveau intermédiaire ou les agents orientés vers la pratique sont des participants idéaux. Ces personnes peuvent faire des démonstrations de tâches quotidiennes telles que l’analyse spatiale, les flux de travail liés aux permis, la gestion des données ou les processus participatifs. Dans certains cas, l’observation en groupe est utilisée : un agent public effectue ses tâches pendant que plusieurs universitaires observent, suivi d’une discussion structurée.

Pour les universitaires, l’observation en situation de travail offre :

  • Un aperçu des flux de travail réels, des contraintes administratives et de l’utilisation des données dans les institutions publiques.

  • Un accès à des outils spécialisés, des systèmes de données ou des archives qui resteraient autrement inaccessibles.

  • Une source d’inspiration pour des questions de recherche ayant une pertinence dans le monde réel.

Pour les experts du secteur public, l’observation en situation de travail offre :

  • Un canal pour communiquer sur les défis actuels, les processus obsolètes ou les besoins en personnel.

  • Des opportunités d’influencer les compétences des futurs diplômés.

  • Un retour d’information sur la manière dont l’enseignement et la recherche universitaires peuvent soutenir l’innovation et la modernisation.

Durée et logistique

  • Durée typique : 45 à 60 minutes

  • Format : Visite en personne (individuelle ou en groupe)

  • Préparation requise : Minimale — des discussions informelles entre experts de domaines similaires suffisent

  • Suivi recommandé : Court débriefing et opportunités de coopération continue (par ex., stages, projets conjoints)

Défis et opportunités

Bien que les sessions d’observation offrent de grands avantages, elles demandent du temps à planifier et à organiser. Trouver des horaires qui conviennent à tous les participants peut s’avérer difficile. Cependant, la nature peu coûteuse et à fort impact de ces interactions en vaut la peine. Des sessions d’observation régulières peuvent également servir de boucle de rétroaction — permettant aux institutions publiques de réviser leurs critères de recrutement et aux universités de maintenir leurs programmes alignés sur l’évolution des besoins.

Avantages pour les deux secteurs

Les universitaires bénéficient :

  • Une meilleure compréhension de la manière dont les processus sont appliqués dans la gouvernance locale.

  • Une source d’inspiration pour la conception de cours, les projets appliqués des étudiants et les idées de recherche.

  • Un accès à des données réelles, à des logiciels et au savoir-faire institutionnel.

Les institutions du secteur public bénéficient de :

  • La possibilité d’influencer la formation académique pour répondre aux véritables exigences du marché du travail.

  • La découverte de nouvelles façons de moderniser les flux de travail en utilisant des méthodes académiques actualisées.

  • L’établissement de relations qui favorisent le recrutement, les stages et la coopération sur des projets.

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Qu’est-ce qu’un hackathon ?

Le terme « hackathon » est une combinaison des mots « hack » et « marathon ». Il s’agit d’un format innovant dans lequel les participants se réunissent pour faire émerger des idées et créer des solutions en un court laps de temps. Également appelé « innovathon » ou « idéathon », un hackathon rassemble des personnes afin d’utiliser la créativité collective pour imaginer et développer de nouvelles idées. Ce format collaboratif et intense est conçu pour inspirer l’innovation et fournir rapidement des résultats concrets.

En quoi consiste notre format ?

Les hackathons sont devenus de plus en plus populaires au cours des cinq dernières années. Ils offrent aux étudiants l’occasion de mettre en valeur leurs compétences, d’explorer de nouvelles idées et de collaborer avec d’autres personnes issues de divers horizons. Les hackathons sont précieux pour les institutions car ils peuvent aider les étudiants à concevoir ensemble des solutions innovantes pour relever des défis réels. C’est également un moyen efficace de renforcer l’interaction et les liens entre les universités et les partenaires de terrain, tels que les décideurs politiques. Dans notre cas, le format du hackathon se déroule lors d’un séminaire d’une semaine consacré au thème de la conception des politiques publiques. Cette option de séminaire est ouverte aux étudiants de Master de toutes les disciplines de l’université, et nous attendons entre 15 et 30 étudiants par session. Les étudiants peuvent développer des idées uniques et pratiques en seulement une semaine grâce à un travail d’équipe intensif. Les hackathons soulignent également la valeur de la collaboration multidisciplinaire et structurent le processus créatif autour d’objectifs spécifiques, en particulier – dans notre cas – où des étudiants de toutes disciplines se réunissent pour travailler en groupes de quatre à cinq et combiner différentes approches face à des questions complexes.

Comment fonctionne le format ?

Nous organisons un hackathon de cinq jours lors d’une semaine banalisée, consacrée à des cours d’introduction (donnant lieu à des crédits ECTS) où les étudiants de toutes les disciplines peuvent explorer des sujets qu’ils n’ont pas encore abordés dans leurs études. Notre format est un événement en présentiel et implique de nombreuses réunions sur place où les étudiants peuvent rencontrer les acteurs clés du domaine d’activité thématique de chaque année.

Les étapes clés

Étape 1 : Définir le défi Il est important de commencer par sélectionner un commanditaire et de travailler avec lui pour définir le thème ou le sujet ainsi qu’un défi connexe. Le défi doit être réaliste et réalisable dans les délais impartis. Une communication efficace est également importante pour attirer des participants motivés.

Étape 2 : Lancement de l’événement Donnez le coup d’envoi du hackathon par une session d’ouverture. L’enseignant explique le programme et les objectifs de la semaine. Le commanditaire présente le défi, y compris les contraintes et les considérations clés. Des intervenants supplémentaires, tels que des associations ou des bénéficiaires, peuvent apporter leur contribution pour guider les étudiants.

Étape 3 : Génération d’idées Tout au long de la semaine, les étudiants participent à des séminaires et des ateliers animés par des instructeurs et des experts. Ces sessions les guident dans leur réflexion et l’affinement de leurs idées.

Étape 4 : Prototypage Une fois que les groupes ont une idée claire, ils passent à la phase de prototypage. Cela inclut des ateliers dirigés par des experts et un travail d’équipe en autonomie pour créer une solution concrète.

Étape 5 : Présentations et retours À la fin de la semaine, les groupes présentent leurs projets au commanditaire. Ces présentations peuvent être suivies de discussions et/ou de retours pour affiner davantage les idées.

Étape 6 : Suivi post-événement Il est important de rester en contact avec les commanditaires ainsi qu’avec les étudiants/participants après l’événement. Cela permet de répondre aux questions et d’apporter des ajustements tout au long de la mise en œuvre pratique des idées développées. Cette étape de suivi aide également à maintenir de bonnes relations avec le commanditaire et prépare le terrain pour de futures collaborations. Pour les universités, noter un hackathon peut s’avérer difficile. À la place, la participation et l’engagement peuvent être évalués, ou des retours peuvent être recueillis par le biais d’une enquête de satisfaction.

Tâches et ressources

Un hackathon est une expérience courte et collaborative conçue pour inspirer l’innovation et le travail sur le terrain. Les ressources doivent inclure une mission adaptée au format et un commanditaire externe disponible pour quelques jours.

Exemples https://www.univ-lyon2.fr/sciences-et-societe/les-poles-de-specialites/motif-design-des-politiques-publiques

Sources et lectures complémentaires https://www.bibliotheque-initiatives.fonction-publique.gouv.fr/files/2023-11/HACKATHON-LE-GUIDE-PRATIQUE.pdf

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Format : Capsule

Introduction : En quoi consiste ce format ?

Le format capsule est une discussion en petits groupes à huis clos entre des chercheurs et des décideurs politiques (en privé). En règle générale, il réunit deux chercheurs et deux décideurs politiques, mais il peut y en avoir plus ou moins si nécessaire. Un public restreint peut également assister à cette discussion.
C’est un format libre qui permet aux participants d’échanger librement sans craindre d’être écoutés par un large public, après quoi les principaux points ayant émergé de la discussion sont présentés au public.
Les sujets doivent être ouverts à la discussion et les thèmes définis à l’avance, car il y a par la suite une présentation publique de la discussion, ouverte aux questions du public.

Comment fonctionne ce format ?

Partie 1 : La réunion privée Le format capsule repose sur un cadre confidentiel et informel conçu pour encourager des discussions ouvertes et constructives. Généralement, deux ou trois décideurs politiques rencontrent deux ou trois chercheurs, idéalement issus de disciplines différentes. L’atelier est organisé par les chargés d’échange de connaissances de l’université lorsque, comme dans notre cas, nous avons identifié un thème commun. La capsule a été organisée dans le cadre d’une conférence de deux jours, ce qui nous a donné l’occasion de réunir des chercheurs et des décideurs politiques intéressés par le sujet et de leur offrir une importante opportunité de discussion privée sur le thème. La réunion est fermée au public et aux médias. Les participants sont invités à partager librement leurs connaissances, leurs défis et leurs questions sans se soucier de la communication publique ou de leur position politique. Ce format vise à créer un climat de confiance et peut conduire à des relations mutuellement bénéfiques à l’avenir. Les décideurs politiques peuvent poser des questions sans crainte de jugement, et les chercheurs qui ne sont pas habitués à parler en public peuvent présenter des résultats complexes, voire sensibles. Ce format capsule permet également de dépasser la réflexion à court terme en ouvrant de nouveaux champs d’action. Ces dialogues peuvent être des événements ponctuels ou s’inscrire dans un processus cyclique.

Partie 2 : La présentation publique À l’issue de la session privée, un compte-rendu public peut être organisé pour partager les principales idées discutées tout en respectant la confidentialité des propos individuels. Ce temps permet une réflexion plus large et met en évidence la valeur de la discussion. Dans notre cas, la session privée a eu lieu lorsque le public s’est dispersé pour le déjeuner. À leur retour, la session publique était incluse dans le programme de la conférence de la journée, ce qui nous a permis d’avoir un public important, intéressé et dynamique.

Les défis et comment les relever Le principal défi de ce format pour le personnel d’accompagnement (chargés d’échange de connaissances et chargés de recherche) est de maintenir un fil conducteur tout au long de la discussion pour assurer la cohérence et la progression des échanges. À cette fin, le choix du modérateur est crucial : il ou elle doit avoir correctement préparé les sujets à l’avance, savoir reformuler les commentaires et faire le lien entre les préoccupations des participants, en particulier lors de la deuxième phase de la présentation publique.

Tâches et ressources

Contenu :

Le contenu est très ouvert, mais le modérateur doit avoir minutieusement préparé le sujet de discussion ainsi que les limites du champ d’expertise des chercheurs et les limites du champ d’activité des décideurs politiques pour que la discussion soit productive. Bien que le format soit assez ouvert, il nécessite un certain temps de préparation pour tous les participants. En effet, une réunion préalable à la discussion est très utile pour que chacun clarifie son domaine d’expertise et pour définir également les sujets et les limites de la discussion.

Exemples

https://www.univ-lyon2.fr/sciences-et-societe/nos-projets/review-of-the-capsule-meeting-between-policy-makers-and-reseachers-on-the-key-topic-the-management-of-urban-wastelands

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Sessions politiques lors de conférences universitaires

Description – Caractéristiques principales en bref

  • les sessions politiques lors de conférences universitaires constituent un excellent moyen d’acquérir de nouvelles perspectives sur les questions de recherche actuelles

  • elles sont particulièrement adaptées pour mettre en relation les décideurs politiques avec des scientifiques issus de divers domaines de recherche, institutions et pays

  • les organisateurs peuvent structurer ces sessions sous forme de tables rondes, de présentations par des scientifiques et des décideurs suivies de sessions de questions-réponses, de panels de discussion, de world cafés, de fishbowls (débats en bocal) et d’autres formats favorisant le dialogue entre scientifiques et décideurs politiques lors de l’organisation de sessions politiques, les responsables doivent en définir les objectifs, le contenu, la structure et les groupes cibles

Mode d’emploi: Sessions politique lors de conférences universitaires

Flux de préparation

  • Organisateurs et scientifiques : définir la structure et sélectionner les problématiques (heures-jours).

  • Personnels de soutien : coordonner la logistique et informer les scientifiques (heures-jours)

  • Décideurs polituques : Rédiger les messages clés et partager les perspectives (heures).

Échange de connaissance

  • Dialogue, partage de connaissance, langage clair. (Heures-Jours)

  • RÉSUMÉ DES RESSOURCES : Heures-Jours

Exécution de suivi

  • Sélectionner les formats : tables rondes, panels, options de type café.

  • Faciliter le dialogue : pauses-café, buffets, réseautage.

  • Réfléchir et connecter : Acquérir de nouvelles perspectives, renforcer les liens.

Comment fonctionne ce format ?

Les conférences universitaires sont essentielles pour partager les derniers résultats de recherche avec ses pairs scientifiques. De telles conférences peuvent également offrir d’excellentes opportunités pour établir un dialogue entre les scientifiques et les décideurs politiques. Bien que le contenu des sessions purement académiques puisse également être pertinent pour les décideurs politiques, les discussions au sein de ces sessions peuvent s’avérer difficiles à suivre pour ceux qui ne sont pas familiers avec les débats scientifiques, les méthodologies, les termes techniques ou le jargon universitaire. Les sessions politiques, que l’on peut également appeler sessions de sensibilisation des parties prenantes, constituent un excellent moyen d’ouvrir la conférence à des publics non académiques. Ces sessions peuvent prendre la forme de tables rondes, de panels de discussion et de présentations par des scientifiques et des décideurs suivies de questions-réponses, de world cafés, de fishbowls ou d’autres formats permettant un dialogue direct entre scientifiques et décideurs.

Les organisateurs de conférences universitaires peuvent intégrer des sessions politiques lors de la planification de leurs événements. Les organisateurs de grandes conférences peuvent, quant à eux, lancer des appels à propositions pour des sessions politiques.

Les responsables doivent prendre en considération le contenu, la structure et les groupes cibles des sessions. Souhaitent-ils aborder des questions spécifiques nécessitant des connaissances techniques ou débattre de « grandes questions » ? Ces dernières conviennent mieux aux députés ou aux ministres, tandis que les premières sont plus adaptées aux professionnels des politiques travaillant dans des ministères ou des agences dotés de connaissances spécialisées. Dans tous les cas, ils doivent sélectionner des questions politiques d’actualité et pertinentes pour les décideurs.

Les conférences universitaires sont indispensables pour se tenir informé de la recherche académique de pointe. Cependant, écouter des présentations d’articles pendant plusieurs heures peut s’avérer épuisant pour les scientifiques. Par conséquent, l’organisation de sessions politiques l’après-midi ou en soirée peut offrir un changement appréciable.

De plus, les discussions les plus fructueuses avec les décideurs politiques ont souvent lieu pendant la pause-café plutôt que sur le podium. Les organisateurs devraient donc prévoir un cadre propice aux conversations informelles. Par exemple, ils peuvent opter pour des buffets et des mange-debout, permettant ainsi aux participants de changer de table et d’échanger avec différents scientifiques.

Défis (et moyens de les relever)

Les députés et les ministres sont notoirement très occupés et reçoivent chaque semaine des dizaines de demandes de participation à des événements. Les organisateurs devraient donc réfléchir au type de décideurs politiques qu’ils souhaitent inviter. S’ils souhaitent que les décideurs participent à des panels de discussion réunissant des centaines de personnes, ils peuvent cibler les ministres ou les personnes occupant des postes similaires. S’ils souhaitent plutôt inviter des décideurs politiques à de petites tables rondes, ils devraient s’adresser à des chargés de mission au niveau des différentes unités. Les organisateurs de sessions politiques devraient également veiller à rendre ces sessions plus attrayantes. Par exemple, participer à un panel de discussion avec des scientifiques et des parties prenantes du tiers secteur ou du monde de l’entreprise attire généralement les politiciens désireux de s’engager dans un dialogue multi-acteurs. Les organisateurs ne devraient pas se formaliser si des décideurs, y compris des ministres ou des parlementaires, proposent d’envoyer leur personnel à leur place, à moins d’avoir prévu d’impliquer d’éminents scientifiques, tels que des lauréats du prix Nobel, dans le débat politique.

Bien que la création de nouvelles connaissances soit un but en soi dans le domaine scientifique, les décideurs politiques doivent quant à eux rechercher la pertinence politique des résultats de recherche. Les discussions sur les débats théoriques ou les approches méthodologiques, bien que vitales lors des conférences universitaires, peuvent exiger davantage d’efforts de compréhension de la part des décideurs. Par conséquent, les scientifiques devraient s’attacher à partager leurs connaissances pertinentes plutôt que d’aborder des questions qui échappent aux décideurs politiques. Les scientifiques devraient également informer les décideurs que nombre d’entre eux manquent de connaissances approfondies sur les défis de l’élaboration des politiques et sur le fonctionnement des institutions décisionnelles telles que les parlements ou les ministères.

Tâches et ressources

Scientifiques

Les scientifiques qui organisent la session doivent en planifier la structure, préparer des questions d’orientation pour le modérateur et les participants, et rédiger un résumé de la session. S’ils ont besoin de se familiariser davantage avec les enjeux politiques, les scientifiques organisateurs ou ceux jouant un rôle de premier plan (comme les panélistes) devraient étudier ces questions en consultant des publications officielles telles que des documents stratégiques, des lois ou des projets de loi. Ils devraient également lire les biographies ou les descriptions de poste des décideurs politiques (politiciens) participants. Pour ce qui est des chargés de mission, les organigrammes s’avèrent très utiles. Ils devraient par ailleurs réfléchir aux messages clés qu’ils souhaitent communiquer aux décideurs.

Personnel de soutien (responsables de l’échange de connaissances et gestionnaires de recherche)

Le personnel de soutien peut aider à identifier des sujets potentiels pour les sessions politiques, suggérer de les inclure dans le programme académique, et informer les scientifiques participants des questions politiques d’actualité. Ils peuvent également fournir une assistance logistique, comme la réservation de salles de réunion ou de chambres d’hôtel. Ils peuvent en outre aider à la préparation de communiqués de presse et de publications sur les réseaux sociaux avant ou après la session.

Décideurs politiques

Tandis que les scientifiques doivent présenter leurs connaissances de manière compréhensible aux décideurs, ces derniers doivent également exposer les défis de l’élaboration des politiques à un public non averti. Les politiciens élus ont l’habitude de s’adresser à leurs électeurs et de participer à des événements publics. Cela peut être différent pour les professionnels travaillant dans des ministères ou des agences. Si les décideurs politiques n’ont pas eu de contacts préalables avec des scientifiques, ils devraient préparer des messages clés faciles à comprendre. Ils devraient également fournir des informations de base sur le travail de leurs institutions et sur les défis politiques rencontrés. Les conférences universitaires sont un excellent moyen d’entrer en contact avec divers scientifiques. Les décideurs (ou leurs assistants) devraient par conséquent consulter la liste des participants et des panels pour identifier les scientifiques qu’ils aimeraient rencontrer. Enfin, le personnel de soutien peut aider les décideurs politiques à s’inscrire à la conférence. La procédure d’inscription aux grands événements pouvant être très complexe, le personnel de soutien devrait se charger de ce processus au nom des décideurs politiques.

Financement requis pour les activités

Selon le lieu et la durée de la conférence, les dépenses peuvent inclure la restauration, le matériel de conférence, la location du lieu, les déplacements et l’hébergement. Les frais de déplacement et autres coûts peuvent être inclus dans les demandes de subvention pour le financement de la conférence. Si les participants doivent s’acquitter de frais d’inscription, les organisateurs devraient s’assurer que les décideurs politiques en sont dispensés. Les sessions politiques lors de conférences constituent un format économe en ressources, car les scientifiques assisteront de toute façon à la conférence.

Exemples

Dr Fabienne Pradella sur l’organisation de sessions politiques concernant les objectifs de développement durable et la nutrition saine lors des congrès annuels de la Société allemande d’épidémiologie (DGEpi).

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Visites guidées de sites de recherche comme format d’engagement politique

Description – Principales caractéristiques en bref

  • les visites guidées constituent une excellente expérience interactive : les scientifiques peuvent présenter leurs recherches et les décideurs politiques peuvent poser des questions

  • les visites guidées sont un format facile à organiser qui permet d’impliquer des scientifiques qui ne sont généralement pas en contact avec les décideurs politiques, et vice versa

  • les sites de recherche ou les laboratoires doivent permettre un haut degré de visualisation des enjeux de recherche

  • les scientifiques doivent communiquer de manière claire et concise et permettre aux décideurs politiques de poser des questions

Exécution et suivi (strictement ciblé)

ÉTAPES :

  • 1. ACTIVER PLUSIEURS SENS

    • Activer plusieurs sens (voir, toucher, sentir les objets).

  • 2. PRÉSENTATION PAR LES CHERCHEURS

    • Expliquer les mécanismes et les applications.

    • Faire des démonstrations sur les machines pertinentes.

    • Présenter les recherches en cours.

  • 3. ÉCHANGE INTERACTIF ET SÉANCE DE QUESTIONS-RÉPONSES

    • Encourager les questions des décideurs politiques.

    • Les chercheurs développent les questions politiques pertinentes.

    • Permettre une séance de questions-réponses.

  • 4. ÉVALUATION ET SUIVI

    • Distribuer des formulaires d’évaluation.

    • Rédiger des e-mails de suivi aux décideurs politiques et aux scientifiques.

    • Rester en contact.

Comment fonctionne ce format ?

Les visites guidées de sites de recherche offrent d’excellentes opportunités aux décideurs politiques de mieux comprendre les activités de recherche et leurs applications possibles. Les chercheurs peuvent faire des démonstrations de machines ou d’applications et ainsi non seulement expliquer les mécanismes sous-jacents, mais aussi développer les applications possibles qui sont pertinentes pour les décideurs politiques.

Un seul chercheur peut guider les décideurs politiques à travers un laboratoire ou un autre site de recherche. Alternativement, les décideurs politiques peuvent se déplacer de station en station, avec des explications fournies par différents chercheurs à chaque station respective. Les visites guidées peuvent créer un impact durable car elles activent divers sens.

Les décideurs politiques écoutent les informations fournies par les scientifiques tout en voyant, touchant ou même sentant simultanément des objets ou des applications. Les visites permettent aux scientifiques de présenter leurs recherches actuelles. Étant donné que les décideurs politiques peuvent poser des questions aux scientifiques et vice versa, les visites de sites de recherche constituent une excellente expérience interactive pour les deux parties.

Les décideurs politiques peuvent visiter les sites de recherche individuellement, en petits ou en grands groupes. Les groupes de décideurs politiques peuvent inclure des participants d’une seule ou de plusieurs institutions décisionnelles. La durée des visites guidées peut varier d’une heure à plusieurs heures selon la taille du site de recherche, le nombre de stations, et le temps que les scientifiques souhaitent consacrer à la préparation et à l’animation des visites. Les visites guidées de sites de recherche peuvent être organisées en tant qu’événements autonomes ou dans le cadre de conférences, d’ateliers ou d’autres événements permettant aux participants d’interagir.

Les scientifiques doivent communiquer de manière claire et concise et laisser suffisamment de temps pour les questions des décideurs politiques. Des chercheurs en début de carrière ou des scientifiques expérimentés peuvent animer des visites guidées.

Les sites de recherche doivent permettre un degré élevé de visualisation. Par exemple, bien que les scientifiques puissent mener des recherches révolutionnaires sur des questions de santé dans un laboratoire, montrer des rangées de tubes à essai et de boîtes de Petri pourrait ne pas apporter de valeur ajoutée au transfert de connaissances par rapport à des formats tels que des présentations PowerPoint ou des cours magistraux. Cependant, des visites guidées dans des laboratoires où les décideurs politiques voient comment les robots se déplacent ou où ils peuvent utiliser des casques de réalité virtuelle peuvent les aider à mieux comprendre le potentiel et les défis des innovations technologiques.

Tâches et ressources

Scientifiques

Contenu

Les chercheurs doivent préparer de brèves présentations pour les objets et les applications qu’ils souhaitent montrer. Si plusieurs scientifiques sont impliqués dans la visite guidée, une coordination sera nécessaire entre les chercheurs. Selon la structure de la visite, le nombre de participants et le profil de ces derniers, les guides peuvent interroger les décideurs politiques avant la visite sur les questions qui les intéressent le plus et structurer la visite en conséquence. Questions organisationnelles. Les scientifiques peuvent également devoir réorganiser ou même nettoyer les objets qu’ils souhaitent présenter. Les scientifiques doivent également évaluer si le personnel des sites de recherche peut travailler normalement ou si son travail sera interrompu pendant la visite guidée. Ressources en termes de temps. L’animation de visites guidées ne devrait pas prendre plus de quelques heures. Si les scientifiques n’ont jamais préparé de présentations sur les objets et applications qu’ils souhaitent montrer aux décideurs politiques, la préparation des présentations pour un public externe peut prendre plusieurs heures, voire un ou deux jours. Mais une fois que les scientifiques ont préparé les présentations et le parcours de la visite, la répétition de l’exercice la fois suivante prendra moins de temps. Si les chercheurs choisissent d’évaluer le format, ils devront préparer un formulaire d’évaluation qui sera envoyé aux décideurs politiques après la visite. Ressources en termes de financement. Les postes de dépenses possibles comprennent la restauration, le remboursement des frais de déplacement des décideurs politiques, la promotion de l’événement, ou la rémunération des chercheurs participants.

Gestionnaires de l’échange de connaissances et gestionnaires de recherche

Les gestionnaires de l’échange de connaissances peuvent apporter un soutien crucial aux chercheurs en identifiant et en invitant les décideurs politiques. Les gestionnaires de l’échange de connaissances peuvent suivre les évolutions politiques actuelles afin d’informer les scientifiques des sujets présentant un grand intérêt pour les décideurs politiques. De plus, les gestionnaires de l’échange de connaissances peuvent apporter leur soutien en concevant des dépliants et des visuels à partager, en préparant des publications pour les réseaux sociaux et des communiqués de presse, en organisant la restauration (si nécessaire), en aidant les invités des institutions décisionnelles à s’orienter, et en gérant les questions administratives telles que l’octroi d’accès aux sites de recherche pour les invités et le respect des protocoles de sécurité. Les gestionnaires de l’échange de connaissances doivent fournir aux scientifiques une liste des décideurs politiques participant aux visites guidées. Ils peuvent rédiger des e-mails de suivi aux décideurs politiques et aux scientifiques afin de rester en contact après les visites guidées. Les chargés de l’échange de connaissances peuvent distribuer des formulaires d’évaluation aux décideurs politiques et aux scientifiques ou mener des appels de suivi avec eux.

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Description – Caractéristiques principales en bref

  • les auditions et autres formats similaires, tels que les discussions d’experts au parlement, sont des moyens essentiels pour les parlementaires de recueillir des données probantes auprès des scientifiques

  • les experts invités ne disposent généralement que d’un temps limité pour faire leurs déclarations et répondre aux questions des parlementaires

  • les commissions demandent généralement d’évaluer les politiques passées, présentes ou proposées (par exemple, des projets de loi) ; elles demandent souvent des recommandations politiques

  • à l’heure actuelle, les parlements publient souvent les enregistrements ou les procès-verbaux des auditions sur leurs sites web

  • les auditions peuvent également attirer l’attention des médias

GUIDE PRATIQUE POUR LES AUDITIONS PARLEMENTAIRES ET LES DISCUSSIONS D’EXPERTS

  1. IDENTIFIER & INVITER : Identifier le scientifique et le sujet de l’audition.

  2. RÉDIGER LA DÉCLARATION : Rédiger un brouillon concis et en langage clair.

  3. ÉTUDIER LE CONTEXTE : Examiner les projets de loi et les positions.

  4. DÉTERMINER LE RÔLE : Expertise pure ou plaidoyer.

  5. ORGANISER LA LOGISTIQUE : Communiquer les dates, heures et limites.

  6. CHOISIR LE MODE D’INTERVENTION : En personne ou virtuellement.

  7. TÉMOIGNER : Les experts présentent leurs déclarations.

  8. RESPECT DU TEMPS : Le président fait strictement respecter les limites de temps.

  9. RÉPONDRE AUX QUESTIONS : Répondre aux requêtes spécifiques de la commission.

  10. ÉVALUER LES POLITIQUES : Fournir des données probantes et des recommandations.

  11. ENREGISTREMENTS & MÉDIAS : Procès-verbaux, enregistrements, couverture des controverses.

  12. RÉSEAUTAGE : Discussions dans les couloirs et échanges informels.

Comment fonctionne ce format ?

Les commissions parlementaires organisent des auditions lorsqu’elles évaluent des politiques passées ou présentes, ou lorsqu’elles préparent une nouvelle législation, afin de bénéficier de l’expertise de scientifiques et de parties prenantes, appelés témoins dans de nombreux pays anglophones. Le scientifique peut généralement soumettre une brève déclaration écrite avant l’audition.

Le personnel parlementaire communique les dates et les créneaux horaires aux scientifiques, qui peuvent apporter leur expertise en personne ou virtuellement. Après avoir écouté les rapports des experts invités, les membres de la commission parlementaire posent des questions. La commission parlementaire accorde un temps minime aux scientifiques pour présenter leurs déclarations sur une question politique et répondre aux questions de ses membres.

Les parlements aux niveaux régional et national, ainsi que le Parlement européen, font généralement appel à des experts externes pour évaluer les politiques. La fourniture d’expertise aux parlementaires pour améliorer les politiques est une tâche essentielle, et les auditions constituent un canal officiel pour présenter des données probantes aux décideurs politiques et engager un dialogue avec les législateurs. Cependant, les scientifiques doivent comprendre que fournir des preuves et des recommandations politiques au parlement n’implique pas que les décideurs suivront leurs évaluations lors de l’examen des politiques ou de la rédaction des lois.

Souvent, les citoyens peuvent assister aux auditions. Ces dernières attirent également l’attention des médias si elles portent sur des sujets controversés ayant déjà fait l’objet de débats publics. De nombreux parlements publient des transcriptions et des enregistrements sur leurs sites web et proposent également des diffusions en direct de ces auditions. Vous pouvez également trouver de nombreux enregistrements d’auditions parlementaires de divers pays sur YouTube.

Défis

Les commissions n’accordent généralement aux experts que quelques minutes pour faire leurs déclarations et répondre aux questions. Souvent, des horloges défilantes ou les présidents de séance sont utilisés pour rappeler aux experts le temps restant. Contrairement aux limites de temps lors des conférences universitaires, les présidents des commissions parlementaires font strictement respecter ces limites, ce qui peut représenter un choc culturel pour les scientifiques.

Étant donné que les commissions parlementaires invitent les scientifiques, ces derniers peuvent être perçus comme étant affiliés à certains partis politiques. Bien que l’affiliation à un parti soit une bonne chose, certains scientifiques souhaitent éviter de donner l’impression de suivre une ligne partisane. De plus, des discussions animées entre les scientifiques et les membres des commissions peuvent survenir selon la culture politique de chaque pays. L’inverse peut également se produire : il arrive que les membres de la commission aient déjà pris leur décision sur les questions politiques concernées et considèrent l’audition comme un exercice obligatoire mais inutile, ce qui peut aussi être frustrant pour les scientifiques. Néanmoins, les scientifiques doivent comprendre que les auditions offrent des opportunités de réseautage qu’ils devraient explorer. Comme l’a dit un jour un professeur de sciences politiques : « Je ne participe pas aux auditions pour faire une déclaration dans la salle de commission, mais pour avoir des discussions informelles dans les couloirs. »

Tâches et ressources

Scientifiques

Si nécessaire, les scientifiques doivent soumettre une déclaration écrite avant l’audition. Ils doivent préparer des déclarations concises et s’entraîner à donner des réponses courtes. Les scientifiques doivent également comprendre que les parlementaires disposent de peu de temps pour lire les déclarations des experts à l’avance. Par conséquent, ils ne doivent pas seulement se concentrer sur le contenu de leurs déclarations écrites, mais aussi réfléchir à la longueur et à la structure de la déclaration, aux éléments visuels et au langage utilisé. Plus la déclaration est facile à lire, plus il est probable que les membres de la commission en retiendront les messages clés.

Les scientifiques doivent également réfléchir à leur rôle. Souhaitent-ils simplement apporter leur expertise sur une question politique ou plaider en faveur d’un résultat politique spécifique ? Dans ce dernier cas, ils devront se préparer aux auditions en étudiant les projets de loi, les positions des parlementaires sur ces questions et les déclarations fournies par les autres experts externes invités.

Si le secrétariat du parlement fournit des guides ou une foire aux questions (FAQ), les scientifiques doivent lire ces documents, qui offrent des informations utiles sur l’accès aux bâtiments, les limites de temps ou les remboursements. Si le scientifique a besoin d’informations supplémentaires sur des aspects tels que le code vestimentaire ou la manière de s’adresser aux parlementaires ou au président de séance, il doit contacter le personnel en charge de l’organisation de l’audition. De plus en plus de parlements permettent aux scientifiques de participer virtuellement. Si l’occasion se présente lors des pauses café ou des discussions dans les couloirs, les scientifiques peuvent également demander au personnel des parlementaires ou au personnel du parlement des retours concernant leurs déclarations.

Personnel de soutien (responsables de l’échange de connaissances et responsables de recherche)

Ce sont les membres des commissions parlementaires qui invitent les scientifiques. Ils demandent souvent au personnel de soutien ou à leurs assistants d’identifier les scientifiques potentiels pouvant être invités.

Des sites web à jour et faciles à comprendre, ainsi que des répertoires d’experts, sont très utiles pour permettre au personnel parlementaire d’identifier des experts potentiels. D’autres facteurs incluent le renforcement des liens avec les parlementaires ou leur personnel, ainsi que la publication de recherches pertinentes et accessibles. Le personnel de soutien peut aider à organiser des événements politiques ou à communiquer l’expertise de ses scientifiques par le biais d’événements politiques, de newsletters, de publications sur les réseaux sociaux et d’autres formats.

Le personnel de soutien peut également tenir un registre des scientifiques participant à des auditions ou à des événements similaires au parlement, afin de mettre en relation les scientifiques qui y participent pour la première fois avec leurs pairs déjà familiers avec ce format. Le personnel de soutien peut aussi interroger les scientifiques sur leur expérience et rédiger de courts guides ou des FAQ à l’intention de leurs chercheurs.

Les scientifiques peuvent toutefois accroître leur visibilité auprès des parlementaires en maintenant des sites web compréhensibles, en publiant des recherches pertinentes ou en participant activement à des événements liés aux politiques publiques.

Décideurs politiques

Les parlementaires et leur personnel de soutien doivent lire les déclarations à l’avance et préparer les questions qu’ils souhaitent poser aux scientifiques lors des auditions.

Financement requis pour l’activité

Les parlements prennent généralement en charge les frais de déplacement et versent une indemnité journalière.

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